Un dirigeant de Génération identitaire, groupe d’extrême droite présent dans plusieurs pays d’Europe, a reconnu que Brendon Tarrant, le terroriste de Christchurch, avait fait un important don financier à son mouvement.

Martin Sellner, le leader de la branche autrichienne de Génération Identitaire, a reconnu lundi avoir reçu début 2018 un don de 1 500 € versé par Brendon Tarrant, le suprémaciste blanc qui a tué 50 musulmans dans deux mosquées de Nouvelle-Zélande le 15 mars. Il a ainsi probablement contribué à financer l’opération « Defend Europe » lancée par le groupuscule d’extrême droite en 2018.

 

Après un hiver marqué par le drame des migrants traversant à pied les Alpes pour arriver en France, des militants de Génération identitaire venus de toute l’Europe avaient organisé des patrouilles anti-migrant au col de l’Échelle, dans le Briançonnais, avec le renfort d’un hélicoptère.

 

Cette opération se voulait une réponse aux maraudes solidaires d’habitants de la région venant en aide aux migrants en détresse. Pendant plusieurs jours Génération identitaire avaient nargué les autorités et réalisé un coup médiatique les faisant connaître du public européen. Une enquête avait été ouverte pour « usurpation de fonctions », et plusieurs membres de la mouvance ont été placés en garde à vue fin janvier, dont l’un des principaux responsables français, Damien Rieu, réputé proche du Rassemblement national.

 

À l’époque, les militants identitaires expliquaient que le financement de l’opération et de leur mouvement provenait essentiellement de dons de particuliers. Brendon Tarrant faisait donc partie de ces donateurs. Avec 1500 euros, il était même l’un des plus importants contributeurs.

« Un lien » avec les identitaires autrichiens

Dans un document rédigé par le terroriste de Christchurch et envoyé juste avant son attaque, il apparaissait que son voyage en Europe en 2017, dont la France, avait contribué à sa radicalisation. Une enquête de la DGSI française est en cours pour déterminer Génération identitaire avait été en contact avec celui qui allait commettre le pire attentant de l’histoire de la Nouvelle-Zélande.

« Désolé, mais je ne peux pas demander à chaque donateur s’il a l’intention de commettre une attaque terroriste dans l’année, et dans ce cas le rembourser », s’est défendu Martin Sellner, qui affirme n’avoir jamais rencontré Brendon Tarrant, même si ce dernier a séjourné en Autriche. Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, pourtant allié à l’extrême droite, a lui-même reconnu l’existence « d’un lien » entre l’assaillant de Christchurch et le mouvement identitaire dirigé par Martin Sellner. Il envisage d’ailleurs de dissoudre le groupuscule d’extrême-droite, si l’enquête confirme des liens avec le terroriste australien.


Source : .lecourrierdelatlas.com


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