Des victimes de l’attentat de Nice ont été restituées aux familles sans leurs organes

Yanis avait 4 ans. Il était sur la Promenade des Anglais à Nice, le 14 juillet 2016, ce soir où la haine d’un terroriste a fauché la vie de 86 personnes.

Il laisse derrière lui Samira et Mickaël, des parents meurtris, qui tentent de faire face et de se reconstruire.

Le couple, qui avait dans un premier temps quitté Nice après le décès de leur petit bonhomme, est finalement revenu s’installer sur la Côte d’Azur il y a quelques mois.

Presque trois ans après le terrible attentat qui a définitivement brisé leur vie, ils viennent d’apprendre que le corps de Yanis leur a été restitué sans ses organes.

« On a tué mon enfant une deuxième fois » lâche Samira.

Elle explique que « Yanis a été autopsié et dépouillé de ses organes, parmi lesquels le pancréas, le foie , et une partie de ses poumons ».



Ses organes auraient été « mis sous scellés à l’institut médico-légal de l’hôpital Pasteur à Nice ».

La jeune maman a été alertée en début de semaine par les parents d’une petite fille, elle aussi tuée dans l’attentat de Nice, et qui ont récemment découvert que les organes de leur enfant avaient été conservés par l’hôpital Pasteur.

« Nous, parents, n’avons jamais été informés de tels actes » dénonce-t-elle, précisant « avoir enterré Yanis sans savoir ce qu’il en était ».


Aujourd’hui, Samira et Mickaël réclament « à la justice française des explications valables et une justification à ce qui a été fait ».

Ils ne comprennent pas pourquoi les autorités ont « fait subir de tels actes à Yanis alors que la cause de son décès est clairement établie ».

« Je suis détruite au plus profond de mon être et de mon cœur » clame Samira.


La jeune maman, n’a jamais trouvé la force de consulter le rapport du médecin légiste, qui contient des photos et des détails beaucoup trop douloureux.

C’est donc par le biais de son avocat, Maître Yassine Bouzrou, chez qui le rapport est consigné, qu’elle a obtenu jeudi la confirmation des faits.

Le prélèvement des organes de Yanis figure bien sur le rapport d’autopsie mais les parents affirment n’avoir jamais été consultés en amont pour donner leur accord.


Ils envisagent désormais une action en justice pour faire condamner les protagonistes de ce qu’ils considèrent comme « une profanation du corps » de leur petit garçon.

« L’Article 1 de la Constitution a été violé car nous n’avons pas pu enterrer notre enfant conformément à nos convictions religieuses » explique Samira.

Le jeune couple avait déjà déposé une plainte contre l’Etat en 2017, mettant en cause le dispositif de sécurité qu’ils considèrent comme non-adapté, le soir du 14 juillet 2016.


Via : francemaghreb2.fr

 


Laissez un commentaire plus bas, ou...

Continuez votre lecture

Suivant ➜



Comments

comments